Paroles

MONTAGNES RUSSES, MINI-TSUNAMIS

À l’envers
Les lumières m’aveuglaient

Sur la rue

Le ciel s’est défait

Nous on n’a juste rien vu
J’ai fermé la porte

J’suis rentrée dans mon char
Et je reviendrai plus
Tout me déroute

Tout m’exaspère

Et tout autour

Le monde peut bien faire
Demi-tour
Ça sera toujours moi
Qui sera à l’envers
À l’envers
Adieu les junkies

Seules étoiles de ma rue

Adieu Place Dupuis

La misère plein la vue
J’vas crisser mon camp
Jusqu’au bout du moteur
Et je reviendrai plus
Tout me déroute

Tout m’exaspère

Et tout autour
Le monde peut bien faire
Demi-tour

Ça sera toujours moi

Qui sera à l’envers
À l’envers
À l’envers

Les États
Enfant dans le fond de mon rang
Les États me faisaient rêver
C’était le miroir des possibles

Cent mille fois vus à la télé

Et puis un jour j’y mets les pieds

Feeling étrange de déjà-vu

Les grands espaces et les buildings
Suits and hobos sur la même rue
La violence étampée partout

L’impérialisme discutable
Probablement l’inverse aussi
J’aime les États, je les haïs
Le folk me vire toute à l’envers
Dylan et Tom Waits et Ani

Laurel Canyon en 69
L’américana dans l’tapis
Au fond c’que j’aime pas quand j’y pense

C’est surtout mon ambivalence

Mon visage flou comme le Québec
Américaine et pas pantoute
Pas pantoute
Entre chaque mots que je prononce
Dans tous les racoins de ma vie
Presque partout où je regarde
Y’a toujours les États-Unis
J’aime les États, je les haïs

Montagnes russes, mini-tsunamis
Sur la photo que t’avais prise

Je savais pas c’qui m’attendait

Montagnes russes, mini-tsunamis
Et tout y passe même les regrets
Le temps se faufile entre nous

Et même Auguste en revient pas

Les rides qui s’installent partout
Viendront pas à bout de nous deux
L’ivresse qui me courre en-dedans

J’peux tellement être froide en même temps
Mais toi qui a déjà vu tout ça
Tu regardes les reprises en riant
Les kilomètres de rangs d’gravelle

En camion de déménagement

Les amis partis pour toujours
Une chance que t’es là mon amour
Sur la photo que t’avais prise

Je savais pas c’qui m’attendait
Montagnes russes, mini-tsunamis
Et tout y passe même les regrets

Nulle part
Tu cherches
Encore
Et puis tu cherches plus
Peut-être moins perdue
Tu restes

Au milieu du chemin

Dicté par ton coeur

T’es vivante à mort
Et si tu t’en allais nulle part
Tu marches au moins pour avancer
Et dans mes bras jusqu’à demain
Écarter le spleen de nos vies
On part

Se perdre dans l’espace

De l’espoir de mieux
Un dimanche ou deux
Et si on s’en allait nulle part

On marche au moins pour avancer

Et dans nos bras jusqu’à demain

Écarter le spleen de nos vies
Et si on s’en allait nulle part
On marche au moins pour avancer
Et si on s’en allait nulle part?

Si tu penses à moi
Tous ces mots-là à replier
Les je t’aime peut-être je pense
Mes regards s’écartent en chemin
Moi qui est perdue à l’avance
Et le temps file et moi je reste là

Si tu penses à moi

Si tu passes ici

Si tu penses à moi

Je serai peut-être plus là

J’sais pas trop c’que j’imaginais

Comme ça à risquer tout c’que j’ai
Pour quelques heures d’ivresse éparses
À moitié partagées

Et le temps file et les coeurs sont fêlés
Si tu penses à moi

Si tu passes ici

Si tu penses à moi
Je serai peut-être plus là

Pour toi
Je dis ça mais j’me connais
Et je flanche dès que t’es là

LA LENTEUR ALENTOUR

Toute seule
Les résolutions s’empilent
Entre l’écran et moi
Mes soirs défaits et vides
Le coeur à côté
Le jour m’étourdit à peu près
J’écoute Rock Mat et les néons
Je travaille trop fort de mon bord
Saoûle de job, saoûle encore
Mais toute seule
Toute seule jusqu’à la fin des temps
Toute seule je sais pas, je sais plus c’que j’attends
J’me perds souvent au centre-ville
Au milieu des possibles
Dans une vitrine j’ai vu passer
Ma vie à côté
Toute seule
Toute seule jusqu’à la fin des temps
Toute seule je sais pas, je sais plus c’que j’attends.

Sortir de là
Mon cœur en morceaux suspendus
Aux choses qui ne changent pas
La lenteur alentour
La chambre tourne au ralenti
L’appart a comme un air de déjà vu
Dehors le monde ne me ressemble pas
Étrangère partout
La vue par la fenêtre m’étourdit
Me sortir de là
Un tour dans la réalité
Déshabillée
Les passants me disent tous la même chose
Étouffés surtout par la politesse
Et presque n’importe où
Le conformisme sourit dans le vide
Me sortir de là
Me sortir de là

Comme dans un bureau beige et gris
J’me sens aujourd’hui comme avant
Comme dans un bureau beige et gris
Me sauver ailleurs autrement
Mais pour aller où?
Devenir qui?
Peut-être mieux de rester là
D’apprendre à vivre avec le doute
Et mettre un pas devant l’autre
Et quitte à passer par le champ
Un tour dans l’décor, pourquoi pas
Pourvu que tu sois là.

Demain peut-être
Aller valser dans les bras d’un sac à vidange
Ou porter un beau suit sans montrer qu’ça m’dérange
De travailler à temps plein
Et crever d’faim
Retourner aux études pour 3 ans et demi
Apprendre à m’endetter pour c’qui m’reste de vie
Avoir des rêves à payer
Une raison d’exister
Partir en voyage faire le tour de la terre
Comprendre un peu mieux c’que j’fais dans l’univers
À fuir sans arrêt
Mais qu’est-ce qui s’passe après ?
Ou rester assise, mon crayon made in China
Sur le papier jauni d’mon cahier Canada
Essayer d’oublier
Mon futur composé
Demain peut-être…

L’espoir de passage
Me jeter en bas du lit
Un saut dans le vide de ma vie
Mais atterrir dans tes bras
L’espoir de passage qui m’avait manqué
Manqué à l’appel que j’avais lancé
Retrouver dans tes yeux
Le goût d’aller mieux
Les heures assise ici
Les journées passent pas
Je m’enlise à mesure
Sur YouTube et tout ça
Les nouvelles se font rares
Le monde vire à l’envers
Des amis se séparent
Les rêves s’empoussièrent
Tout tourne au ralenti
On trouve de temps en temps
L’espoir de passage
Qui là s’étiole justement
Le réconfort au fond
À trouver ça et là
Un seul mot qui éclaire
Dans tes yeux, dans tes bras.

En Tercel dans le fond d’un rang
Montréal encore une année
Mais plus tout à fait comme avant
Tu rêves surtout de t’en aller
Tu penses à ça en attendant
Regarde la neige à la télé
C’est mieux que c’qui passe en même temps
Pendant que les heures se déroulent
Comme un tapis au ralenti
Tu t’en fais encore un peu trop
(Mais) t’oublies d’oublier par moment
Souvent tu t’envoles en métro
La tête ailleurs comme y’a dix ans
En Tercel dans le fond d’un rang
À te repasser Laughing Stock
Nager dans le noir de l’asphalte
Jusqu’à la fin de la cassette.

La poussière
J’sais pas si c’est la gêne, si c’est l’orgueil
L’amitié qui se traîne dans son cercueil
J’sais pas si c’est comme ça quand on devient vieux
J’sais pas vraiment quoi faire pour aller mieux
J’devrais aller te voir, t’appeler, t’écrire
J’devrais avoir plein de choses à te dire
Mais c’est pas le cas, pas le cas, c’est triste
J’me sens vraiment, vraiment touriste
Dans ma propre vie
Pas si propre aujourd’hui
La poussière d’une année
À mordre sur le combiné
À chasser du carnet
Pour y trouver après
Ton numéro déconnecté
Mon nom que tu as oublié
Et cent milles raisons
Et la même chanson

Perdue entre la certitude et la nage synchronisée dans le doute
Passer des années immobiles
À fixer dans le vide l’ordinaire
En voyage désorganisé
Dans la brume des années
Perdue entre la certitude
Et la nage synchronisée dans le doute
Peut-être bien que dans le gris
Juste bien dans le gris
Je cherche tu cherches alentour
Quelqu’un ou quelque chose en noir et blanc
Où mettre ta tête et ton coeur
Où mettre ton coeur qui attend.

Juste un moment
Juste un moment
Un appel dans la nuit
Qui change tout
Ça y est
Ça y est tu perds ton père
Tu perds ton père
Bientôt ça fait vingt ans
Que tu t’habitues pas
L’absence qui persiste
Te transperce autant
Qu’avant
Juste un moment
Et tout verse autour

DANS UNE VILLE, ENDORMIE

Des horreurs au hasard
Use un crayon sur ma tête fatiguée
Invente des horreurs au hasard
Donne tout c’que j’suis, donne tout c’que j’ai
Échange mon cœur pour un code barre
Un code barre
Pleure encore un peu, ya tous ces verres à emplir
Y mettre 200 tempêtes, rouges et noires
Les larmes ça donne soif, j’suis pas près d’en finir
Même avec le temps, c’est comme amer à boire
Creuse ma tête
Trouble ma fête
Échange mon cœur
Contre un verre de bonheur

Que passent les heures
Que passent les heures
Ou qu’on m’emmène ailleurs
Dans une ville endormie
Dans une ville endormie
Je tapisse mes peurs
J’attends que les murs meurent
Pour me sortir d’ici
Pour me sortir d’ici
Je rêve d’apesanteur
De musique d’ascenseur
De plafonds démolis
De plafonds démolis
Ressasse sans chaleur
Des idées de grandeur
Mon courage qui s’enfuit
Mon courage qui s’enfuit

Le calme du temps qui s’arrête
Ne me console que le calme du temps qui s’arrête
Parce qu’il ne peut plus avancer comme ça
Ma vie n’a nulle part où aller et je devrais sourire ?
Mais on me dira quoi penser à la radio, à la télé…
Et mes mains cherchent à s’agripper, à quelque chose autour
Un peu de sens avant que ne m’arrache le temps qui passe

Les masques tombent
M’endormir sur mon propre film
À force de fermer les yeux
Sur ma conscience un peu tranquille
Sur mes visages malheureux
Me déserter pour oublier
Combien j’oublie chaque seconde
Jusqu’à ce que mon horoscope
Prédise des heures moins longues
Mais le maquillage coule
Et puis les masques tombent
Au milieu de la foule
Dans mes yeux milles tombes
Comme un coma duquel sortir
Une torpeur, un somnifère
Le désespoir à contredire
Et le bonheur à contrefaire
Mais le maquillage coule
Et puis les masques tombent
Au milieu de la foule
Dans mes yeux milles tombes
Trouver mon cœur mal isolé
Briser la peur qui l’enfermait
Passer les portes déformées
Casser les portes désormais.

La peur me montre vers où aller
La peur me montre vers où aller
Quelque part au fond de mon cœur
Mais je me sauve de l’autre côté
Trop peur d’avoir peur d’avoir peur d’avoir peur
La tristesse au coin de la bouche
Comme un brin d’herbe à allumer
Mais le regard que rien ne touche
Dans un costume démodé
La peur me montre vers où aller.

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Creampie